‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 433 sur 539 · Epistola CXX, ad Conseittium · texte numérisé non relu

Epistola CXX, ad Conseittium

INFLUENCE DE S. AUGUSTIN AVANT LE X Vil® SIÈCLE. 169

Augustin. L'un et Tautrc pourtant entendent que la foi précède la raison, a Fides prœcedit intellectum. »

C'était le principe même que devait rejeter Abélard *. Effectivement, c'est sur les vérités rationnelles que le trop célèbre abbé de Saint-Gildas s'efforce, avant tout, d'appuyer les vérités religieuses. Avec lui, à vrai dire, la Scolastique se constitue et Télément philosophique se dégage nettement de la théologie où, depuis environ cinq cents ans, il s'est trouvé comme absorbé. Toutefois, il ne faudrait pas s'y tromper, a Cet Abélard si fameux par son indépendance, n'ose être lui-même qu'en de rares instants, et ne se permet de penser qu'avec autorisation. Son esprit est plus indépendant que ses écrits ^. w L'auteur hardi du Sic et Non ne marche qu'entouré du cortège de ses prédécesseurs.

Or, de tous les personnages dont il aime à invoquer les noms, Augustin est de beaucoup celui qui lui semble le plus cher. C'est à Augustin qu'il attribue la parole qu'il prend pour devise : « Qucerite disputando *. » Ce sont les textes d'Augustin qui se présentent sans cesse sous sa plume. M. de Rémusat a établi avec précision qu'Abélard se relève particulièrement de l'évêque d'Hippone : i** dans sa Dialectique *; 2" dans son Introduction à la Théologie ^ , par quelques-unes de ses vues sur les rapports de la raison et de la foi et par ses expositions de théodicée ; 3** dans la question du libre

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