‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 434 sur 539 · ibid,^ t. H, p. 184 et suiv · texte numérisé non relu

ibid,^ t. H, p. 184 et suiv

arbitre S où cependant il ne reproduit saint Augustin que par le côté où celui-ci confine au semi-Péiagianisme. Il serait difficile d'imaginer une conformité mieux accusée. Aussi, réminent historien de la \ie et des cuivrages d'Abélard a-t-il raison de conclure « que le Christianisme d'Abélard est surtout celui de saint Augustin ^. »

On retrouverait encore des traces fréquentes d'Augustinianisme chez le plus savant disciple d*Abélard, chez Pierre Lombard, évêque de Paris. Si en effet le Maiire des Sentences^ a puissamment contribué par son recueil méthodique de textes à entretenir durant le moyen âge l'influence des Pères, à ce point qu'aucun ouvrage peut-être, après les Saintes Écritures, n'a compté plus de lecteurs, à partir du quatorzième siècle ; ce sont principalement les sentiments de saint Augustin qu'il a pris à tâche de divulguer, (c surtout dans la* matière de la prédestination et de la grâce, où il le suit pied àpied*. » Cependant Pierre n'a pas de doctrine qui lui soit propre. 11 a certainement éveillé l'esprit de critique et d'examen. Mais lui-même n'est pas un penseur et il se propose uniquement d'affermir l'autorité par l'œuvre même qui, à son insu, devait l'ébranler. C'est pourquoi, il faut en venir à saint Thomas pour trouver un théologien philosophe, qui, tout en subissant, comme Anselme et Abélard, l'influence d'Augustin, ait fait

1. Cr. M. deRémusat, Abélard, t. U, p. 494. 3. /(/., ibid., p. 563.

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