Chant XXXIX
l'explication des Psaumes par Augustin , il l'en remercie comme « d'un présent magnifique et insigne *. »
Au quinzième siècle, pendant que Benozzo Gozzoli, représente en dix fresques, dans l'église de San-Gemignano, à Florence, l'histoire de saint Augustin, le cardinal Bessarion compose sous une inspiration tout augustinienne son livre : DerestituendaPlalonis philo^ sophia in scolis Christianorum, El^ au commencement du siècle suivant, la philosophie d'Augustin devient le plus puissant auxiliaire du Platonisme qui envahit tout, les académies et les cours ; et qui a pour sectateurs des cardinaux comme Sadolet, des Cîivaliers comme Castiglione, des papes comme Léon X. C'est, par exemple, en se couvrant de l'autorité d'Augustin , que Ficin, le promoteur de cette rénovation prestigieuse, affirme que les vrais Platoniciens sont presque chrétiens, que Platon a été visité de Dieu, et que c'est par lui qu'on va au Christ. De son côté, lorsqu'un peu plus tard, Fran^ çois Patrizzi , opposant à Aristote Platon , propose au pape Grégoire XIV de bannir des écoles chrétiennes la philosophie péripatéticienne, il ne croit pouvoir mieux ïinve que d'en appeler au témoignage de saint Augustin, t( cette colonne et cette splendeur de la théologie, lequel a sans cesse à la bouche les philosophes platoniciens, comme les plus nobles des philosophes, et les préfère à tous les autres ^. »
Dans un ordre fort différent, mais comme signe de cette perpétuité d'influence qui s'attache au nom et