Instructions sur le Symbole
2. Histoire de la vie et des ouvrages de M. Àrnauld, Liège, 1697 ; iii-12, p. 296. Lettre duR,P, Quesnel, de r Oratoire, au R, P. Du Breuil sur la mort de M. Arnauld (ib août 1694). Cf. Mémoires de M. Lan' celot, 1. 1 , p. 322. « J'étais prisent quand M. Singlin dit à M. Arnauld que madame sa mère, en mourant, l'avait [irié de lui dire pour dernière parole, que « tout ce qu'elle lui recommandait était de défendre la vérité, et de combattre pour elle jusqu'à la mort, • Voy. aussi Mémoires pour servir à l'histoire de Port-Royal, par Du ¥o6sé ; 1734, 2 vol. in-1 2.
3. Paris, 1642, in-4o. Cf. M. Etienne, Essai sur La Mothe Le Vayer, 1849, iD-So.
<( Si saint Augustin et saint Thomas , remarque-t-îl , ont nommé les vertus des païens de fausses vertus, c'a été eu égard à la félicité éternelle, où elles n'étaient pas capables de les conduire toutes seules. D'ailleurs, ajoutait-il, le texte d'Augustin n'a pas le privilège d'être canonique ; il s'est rétracté lui-même de beaucoup de propositions. » Et il en concluait a que les païens qui ont eu les vertus intellectuelles et morales n'ont pas été dépourvus des vertus théologales, qui appartiennent à l'état de grâce, tandis que les premières se rapportent à l'état de nature et à l'état de loi'. » Évidemment, soutenir une semblable thèse, c'était être bien près d'affirmer la béatitude des païens.
Cette attaque contre Augustin partait de haut et s'adressait moius à l'évêque d'Hippone qu'à ses sectateurs. Protecteur de Sirmond et de Le Vayer, c'était Richelieu qui leur avait mis la plume à la main. U avait même souffert que le livre De la Vertu des Païens lui fût dédié ^. Or dans l'Augustinianisme c'était le Jansénisme qu'il avait voulu qu'on attaquât, ou, comme on s'exprimait alors, le Cyranisme. Chez Saint-Cyran, l'ombrageux ministre, qui se piquait de théologie, croyait reconnaître un Luther ou un Calvin.
Arnauld n'hésita point à parer les coups, dirigés même