Pensées^ t. 1, p
2. Cf. Lettres de Monsieur Antoine Amauld, docteur en Sor bonne. Nancy, 1727 ; 8 vol. ln-12.
3. Arnauld attaqae la doetrine augastinienne , De la vue dès vérités étemelles en Dieu , à roccaaion d'une thèse d'Huygens , théologien de Louvain : De veritate êstema, de sapientia eiputitia tetema.
A cette influence directe de saint Augustin sur la philosophie de Port-Royal, s'ajoute une influence indirecte plus considérable encore.
On sait, en effet, avec quelle faveur furent accueillies par les solitaires des Champs les doctrines cartésiennes, dès leur première apparition. Ce fut même chez eux de Tengouement. Il y eut bien, parmi ces ascétiques personnages, quelques opposants. Ainsi, on ne parvint guère à gagner M, de Sacy à ces curiosités, a M. Descartes, disait-il, est à l'égard d'Aristote comme un voleur qui vient tuer un autre voleur et lui enlever ses dépouilles. » Et tout appliqué à l'étude de l'Écriture et de saint Augustin *, il parlait dans les termes les plus dédaigneux de la physique de Descartes. « Quelle nouvelle idée me donne-t-on de la grandeur de Dieu, disaitil, en me venant dire que le soleil est un amas de rognures, et que les bêtes sont des horloges^? » On pourrait aussi rappeler quelques phrases amères de Pascal ^. Mais c'est à peine si, dans Port-Royal, ces protestations isolées