Ibid,f ibid,^ p. 75 et luiv
3. t M* Pascal parlait peu de sciences ; cependant, quand l'oocasion s'en présentait, il disait son sentiment sur les choses dont on lui parlait. Par exemple, sur la philosophie de M. Descaries, il disait assez ce qu'il pensait ; il était de son sentiment sur Tautomale, et n'en était point sur la matière subtile, dont il se moquait fort ; mais il ne pouvait soufTrir sa manière d'expliquer la formation de toutes choses, et il disait très-souvent : Je ne puis pardonner à Descartes; il voudrait bien, dans toute sa philosophie, se pouvoir passer de Dieu ; mais il n'a pu s'empêcher de lui accorder une chiquenaude pour mettre le monde ep mouvement ; après cela, il n'a plus que faire de Dieu. » Mémoires de Marg, Périer. Cf. M. Cousin, Des Pensées de Pascal; 1847, in-8<*, p. 40.
rompent, à Tendroit du Cartésianisme) le ton continu de la louange, a Combien, écrit Fontaine, s'éleva-t-il de petites agitations dans ce désert touchant les sciences humaines de la philosophie, et les .nouvelles opinions de M. Descartes ! Comme M. Arnauld, dans ses heures de relâche, s'en entretenait avec ses amis plus particuliers, insensiblement cela se répandit partout, et cette solitude, dans les heures d'entretien, ne retentissait plus que de ces discours. Il n'y avait guère de solitaire qui ne parlât d'automate. On ne se faisait plus une affaire de battre un chien... Le château de M. le duc de Luynes était la source de toutes ces curiosités, et cette source était inépuisable. On y parlait sans cesse du nouveau système du monde de M. Descartes et on l'admirait*. » Ce n'est pas d'ailleurs uniquement de la physique de Descartes que l'on s'occupe à Port-Royal et à Vau mûrier : sa métaphysique y est encore , s'il est possible, plus en honneur. Le Bon Duc, comme on l'appelle, traduit lui-même les Méditations du latin en français, et il serait superflu d'établir que la doctrine de cet ouvrage , comme celle du Discours de la Méthode^ ont passé tout entières dans les écrits de Port- Royal, par exemple dans la quatrième partie de \Art de penser'^. Aussi bien, en rédigeant ses objections