e Citilair Dri, lib, X, cap, xxiii
sur lesquels se fonde la communauté de TÉglise. a Si la . sagesse est Dieu même, créateur de toutes choses, comme Tattestent les saintes Écritures et la vérité, le vrai philosophe, conclut Augustin, est celui qui aime Dieu ^ »
Heureusement, ces dispositions d*esprit et ces pro* cédés, qui tendent plus à la piété qu*à la science, se trouvent tempérés par des éléments réellement scientifiques. Comment, en effet, s'humilier sans se connaître ? £t comment connaître Dieu, si d'abord on ne connaît son âme? A ce compte, la psychologie devient, en dernière analyse, pour Augustin, le point de départ de la philosophie.
Ce n*e$tpas tout; certains préliminaires lui paraissent nécessaires afin d'arriver à la connaissance de Dieu et à la connaissance de Tâme.
Ainsi, qui ne sait qu'il ne faut pas être esclave des passions, ni soupirer après les choses périssables? Mais cela même ne suffirait pas. a Quiconque, écrit Augustin, ignore ce que c'est que le néant, ce qu'est la matière informe, ce qu'est la forme inanimée, ce qu'est le corps, ce qu'est l'espèce dans le corps, ce qu'est le lieu, ce qu'est le temps, ce que c'est qu'être dans le lieu, ce que c'est qu'être dans le temps, ce qu'est le mouvement dans le lieu, ce qu'est le mouvement hors du lieu, ce qu'est le mouvement stable, ce qu'est l'éternité; ce que c'est que n'être ni dans un lieu, ni nulle part; ce que c'est qu'être hors du temps et toujours; ce que c'est que n'être nulle part, et être partout; ce que c'est que n'être jamais et ja-