‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 460 sur 539 · Voy. les Méditations et les Biiponus aux Objeetiont · texte numérisé non relu

Voy. les Méditations et les Biiponus aux Objeetiont

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créatures, pour faire de Dieu Tunique acteur * î N'étaitce pas surtout une philosophie qui, dans les termes les phis explicites, paraissait justifier le sentiment des Jansénistes sur la prédestination? «Il est vrai, écrivait Descartes à la Princesse Palatine, qu'il n'y a que la foi qui nous enseigne ce que c'est que la grâce par laquelle Dieu nous élève à une béatitude surnaturelle ; mais la seule philosophie suffît pour connaître qu'il ne saurait entrer la moindre pensée en l'esprit de l'homme, que Dieu ne veuille et n'ait voulu qu'elle y entrât ^. » Et encore : (c Pour ce qui est du libre arbitre, je confesse qu'en ne pensant qu'à nous-mêmes nous ne pouvons ne pas l'estimer indépendant ; mais lorsque nous pensons à la puissance infinie de Dieu, nous ne pouvons ne pas croire que toutes choses dépendent de lui, et par conséquent que notre libre arbitre n'en est pas exempt*. » — « Avant que Dieu nous ait envoyés en ce monde, il a su exactement quelles seraient toutes les inclinations de notre volonté ; c'est lui-même qui les a mises en nous; c'est lui aussi qui a disposé toutes les autres choses qui sont hors de nous, pour faire que tels et tels objets se présentassent à nos sens à tel et tel temps, à l'occasion desquels il a su que notre libre arbitre nous déterminerait à telle ou telle chose, et ill'a ainsi voulu ; mais il n'a pas voulu pour cela l'y contraindre *. »

1. DescaKee, Œuvres complètes, t. VI, p. 109; Cf. le P. Boursier, De l'action de Dieu sur les créatures. L'auteur montre dans cet ouvrage la conrormité des lentimenls de Descaries et de Malebranchn avec la doctrine de la grftce efficace.

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