Ibid., ibid., l.VI, p
liNFLUËNCE DE S. AUGUSTIN AU XVil® SIÈCLE. 213
senne ne pourra même venir à bout de lui faire lire Jansénius, ni les thèses de Louvain^, et tout environné d'Arminiens et de Gomaristes, il ne laissera jamais échapper, touchant la grâce, autre chose qu'une petite parenthèse, 011 il marque que n Dieu ne refuse la grâce à personne, encore qu'elle ne soit pas efficace en tous^. »
En somme donc, nonobstant tout ce qui l'en sépare, le Cartésianisme offre, de fait et d'intention , d'étroites affinités avec l'Augustinianisme, et ces affinités sont revendiquées par les Cartésiens eux-mêmes, comme autant de titres de gloire. «Si M. Descartes continue comme il a commencé, écrivait Mersenne à Voët (1642), il me semble déjà que je puis faire voir qu'il n'avance rien qui ne s'accorde avec Platon et Aristote, pourvu qu'ils soient bien entendus, et à quoi cet aigle des docteurs, saint Augustin, ne pût souscrire; en sorte que plus un'homme sera savant dans la doctrine de saint Augustin, et plus sera-t'il disposé à embrasser la philosophie de M. Descartes^.ï)
Le sentiment de Mersenne est le sentiment même de Port-Royal.
Enfin, d'une manière générale, c'est saint Augustin qui accrédite le Cartésianisme parmi les théologiens. Car il leur semble autoriser notamment l'explication de la philosophie nouvelle relativement à l'Eucharistie. c< Celui des Pères de l'Église, écrit Malebranche répondant à de La Ville, qui a le plus contribué à lever l'ob-