Amslerdam, 1691 ; 3 fol. in
1^FLUE^CE DE s. AUGUSTIN AU XVII* SIÈCLE. 223
Cette habitude d-école, se perpétuant jusqu^à la &n du dix-seplième siècle, se retrouve encore dans les Instù /niions philosopktqiœs du Cartésien Pourchot*.
Ainsi, phénomène singulier ! la nouvelle philosophie, dont Tessentiel caractère était le dédain de lautorité ne parvenait à s'accréditer que sous le couvert de Tautorilé ! Le Cartésianisme ne rompait en visière au Péripatétisme qu*en se recommandant de TAugustinianisme ! Cédant en quelque manière à ce qui est une loi de l'histoire, parce que c'est une loi de l'esprit humain et l'alternative indéclinable des tendances qui le sollicitent, les intelligences pensantes ne repoussaient l'empire d'Aristote que pour revenir se placer sous l'empire d'Augustin, c'est-à-dire de Platon christianisé.
Effectivement, si saint Augustin servit très-utilement d'introducteur à Descartes pendant le dix -septième siècle. Descaries, de son côté, ne contribua pas peu à raviver, à la même époque, l'autorité de saint Augustin. Les disciples immédiats de Descartes, on dirait presque ses sectateurs, ne citaient guère Augustin (lu'cn vue de leur maître et sans avoir des doctrines de Tévéque d'Hippone une connaissance approfondie. Les (artésiens illustres, les pairs de Descartes, tout en s'atlachant aux principes du Discours de la Méthode et des Méditations, citeront saint Augustin pour lui-même et rapporteront à ce subliine et touchant penseur la meilleure part de leurs conceptions.
Au nombre de ces hommes rares, qui, sans rien perdre sans doute de l'originalité de leur génie, subirent la