Parla
22i CHAPITRE II.
double influence de Descartes et d*Aifgustin, se place en première ligne le P. Malebranche. Mais indiquer ce que l'auteur de la Recherche doit à Tévêque d'Hîppone, ce n'est rien moins que rappeler Tinfluence philosophique de saint Augustin à l'Oratoire, et, par contre-coup, dans la plupart des congrégations au dixseptième siècle.
Jamais peut-être institut religieux ne réfléchit plus complètement que l'Oratoire de Jésus l'esprit de son fondateur. Homme né pour le cloître beaucoup plus que pour les grandes affaires auxquelles on le mêla trop souvent; d'une piété angélique, d'une érudition faible ou médiocre, mais d'une intelligence solide, Pierre deBérulle fut, on ne l'ignore pas, le promoteur de Descartes, tt qui le considérait, après Dieu, comme Fauteur de ses desseins'. » Or, rien n'égalait la vénération que BéruUe avait pour saint Augustin. « Il aimait à nourrir son esprit et à échauffer son cœur par une lecture assidue de ce grand docteur. C'est dans cette étude qu'après celle des livres sacrés , il avait puisé la meilleure partie de ses lumières. Il le mettait au-dessus de tous les autres Pères, pour son esprit et pour sa doctrine, et il l'honorait singulièrement, comme le défenseur de la grâce de Jésus-Christ, comme le protecteur, s'il faut ainsi le dire, de Dieu contre l'homme. Il voulait même que cette dévotion passât jusqu'à ses disciples '-'. » Cependant, a cette prédilection pour saint Augustin se