Ibid.^ ibid
donnée selon les dispositions nalmrelles, la grâce ^ comme saint Augustin, entrant dans Tesprît de saint Paul, l'a dit mille fois, ne serait plus lagrrdce^ ce serait une dette ^;t» et, conséquent jusqu'au bout dans les principes qu'il a embrassés, Fénelon adopte pleinement ce que saint Augustin appelle la vérité immobile de la prédestination et de la grâce *. Si, en effet, on demasde comment ce souverain domaine de Bien peut s'excreer sur les volontés sans blesser leur liberté, il répond que saint Augustin tranche nettement la difficulté en disant : « que c'est dans h prédestination faîte avant la création du monde que Dieu prévoit ce qu'if opérera lui-même. Les prédestinés sont ensuite choisis, dit-il, du milieu du monde, par cette vocation dans laquelle Dieu accomplit ce qu'il a prédestiné. » Et encore : tt Dieu, remarque saint Augustin, tient bien [dus en sa puissance les volontés des hommes, qne les Tolontés des hommes ne sont en leur propre puissance. Voilà, dit ce Père, comment il faut défendre la liberté de la volonté selon la grâce, et non contre la grâce ; car la volonté humaine n*acquiert point par la liberté la grâce, mais par la grâce la liberté, lU délectartion perpétuelle, et la force inrincibte pour persévérer '. »
5* Fénelon se plaît à justifier la Providence précisément par les mêmes raisons qu'Augustin a dévefoppées avec tant d'abondance et un charme de piété attendrissant. « Si des caractères d^écriture étaient d'Une
1. Œuvres phitotophiques y p. 438; Réjutation du Système du P, Malebranche. Cf. Ibid,, p. 470.