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fixe de perfectioD finie au-dessus duquel Dieu ne puisse rien faire'. » Or, c'est encore de la doctrine de saint Augustin qu'à tort ou à raison Fénelon appuie ce sentiment, a Nous avons remarqué avec saint Augustin, écrit-il, qqe le moindre degré de perfection est infiniment distant du néant, aussi bien que les degrés qui lui sont supérieurs. Tous les degrés supérieurs qui sont convenables sont infiniment distants de Dieu, aussi bien que ce degré inférieur. Que s'ensuit-il de là? Qu'encore qu'ils soient inégaux entre eux ils sont pourtant également inférieurs à Dieu, puisque entre plusieurs distances infinies il n'y en a point de plus grandes les unes que les autres^. » a Cette supériorité infinie de Dieu lui rend toutes les choses possibles indifférentes^. » Dieu, conclut Fénelon, n'a donc pas été obligé de donner à ses ouvrages la plus haute perfection possible. Il y a plus, cette plus haute perfection possible de création est contradictoire. Car, elle serait la perfection même. Mais « en produisant cet être. Dieu se produirait lui-même, il produirait son Verbe, comme dit souvent saint Augustin, et non une créature^. »
6® Profondément imbu de l'esprit de saint Augustin, Fénelon, à l'exemple de l'évêqued'Hippone, ramène toute philosophie, de même que toute religion à l'amour de Dieu *, conséquemment à l'abolition de Tamour-propre.
1. Œuvres philosophiques, p. 333, Réfutation du Système du P. lebranche,