Parif, 1732. in- ^o
parfois blâmable, dans sa Préface ^mt Pufendorf*; et si D. RemyCeillier écrit, afin de venger Tévêque d'Hippone, une Apologie de la Morale des Pères contre les injustes accusations du sieur Barbeyrac^\ celui-ci lui opposera, en manière de réplique, son Traité de la Morale des Pères de l'Église '. Citons encore parmi les adversaires d'Augustin, Mosheim et Le Clerc; parmi ses défenseurs Muratori et Maffei. Mais hâtonsnous de nous détourner de ces âpres et pédantesques disputes d'érudits pour considérer un dernier et éclatant exemple de Tinfluence des doctrines philosophiques de saint Augustin. Je veux parler de TAugustinianisme de Leibniz.
Telles sont les immenses lectures du philosophe de Hanovre, son universeDe curiosité, l'actif intérêt qu'il prend à toutes les questions philosophiques ou théologiques qui divisent les esprits de son temps, qu'il ne se pouvait pas que les œuvres de Tévêque d'Hippone ne lui fussent familières. Les écrits de saint Augustin étaient même de ceux qui avaient charmé la première enfance de « ce miraculeux Saxon ^. » Car, âgé de six ans à peine, il fallut lui ouvrir la bibliothèque de son père et l'y laisser s'abîmer comme en extase au milieu des ouvrages des anciens. «Je brûlais, raconte-t-il luimême dans son autobiographie^ je brûlais de connaître
1. Le Droit de la Nature et des Gens, traduit de Piifendorf; Amsterdam, 1712, 2 vol. in-40.