Ibid., ibid,, p. 821, Pars m
INFLUENCE DE S. AUmTSTfN AU XVII* SIÈCLE. 271
inculcat Aufftistinus^ eamque ad justitiam essentialem^ id est, Deum ipsiim refert, in quo fons vert bonique, quod nec Plato plane ignorabat^ semper res^ piciens ad ipsum verum, aùxb àXYjBkç. Sed philosophos omnia ad se retulisse objicit Augustinus, creaturam" que adeo prœtulisse creatori. Ego vero vereor, ne hœc nimia sit subtilitas^ qualis nuper quorumdam Deum amari jubentium nullo nostri respectu. Neque enim per naturam rerum fieri potest^ ut quisquam suœ felicitatis rationem non habeat^. »
3** c( Je tiens contrairement à saint Augustin, continue Leibniz, que Dieu ne saurait agir comme au hasard par un décret absolument absolu, ou par une volonté indépendante de motifs raisonnables. Et je suis persuadé qu'il est toujours mû, dans la dispensation de ses grâces, par des raisons où entre la nature des objets ; autrement il n'agirait point suivant la sagesse; mais j'accorde cependant que ces raisons ne sont pas attachées nécessairement aux bonnes et mauvaises qualités naturelles des hommes^ comme si Dieu ne donnait jamais ses grâces que suivant ces bonnes qualités, quoique je tienne qu'elles entrent en considération comme toutes les autres circonstances, rien ne pouvant être négligé dans les vues de la suprême sagesse^. »
A ces points près, et un petit nombre d'autres exceptés, et où saint Augustin lui parait obscur ou même rebutant*, » Leibniz estime qu'on se peut accommoder