Dt Civitote Dei, lib. XUl, cap. xi
DE l'ame. 347
que façon, reconnu. Car, rappelant son Traitéde flmmortalité de F Ame y il confesse « que les raisonnements qu'il y a développés, sont si embarrassés et si concis, qu'au premier abord, ils fatiguent l'attention du lecteur; que lui-même ^ Augustin, en est fatigué, et que c'est à peine s'il les comprend, n il Qui liber primo ratiocinationum contortione atque breviiate sic obscurus est, ut fatiget, cumlegitur, etiam intentionem meam, vixque intelligatur a meipso ^ »
Qu'on juge de la vérité de cet aveu.
Les principaux arguments sur lesquels Augustin fonde l'immortalité de l'àme peuvent se ramener aux suivants :
Le corps étant dissous par la mort, et non point anéanti, Tâme, qui ne peut être dissoute, peut encore moins être anéantie.
L'àme ne peut être privée de la vie ; car la vie ne peut quitter la vie ; or l'àme est la vie.
D'un autre côté , et c'est là pour Augustin la preuve irréfragable, l'àme est immortelle , car elle est le lieu de la science, laquelle est impérissable et ne peut être compromise par l'erreur.
On en conviendra. Ces considérations subtiles ou abstraites sont loin d'être décisives en faveur de l'immortalité de l'àme. Elles en établissent mieux la possibilité que la réalité; et ce qui est plus fâcheux, elles paraissent , contrairement à la doctrine explicite d'Augustin , assurer, non pas tant la permanence de la personne qui est nous, que celle du principe pensant qui est