‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 509 sur 539 · Lettres Provinciales, xviii* 1 élire · texte numérisé non relu

Lettres Provinciales, xviii* 1 élire

2. De Correplione et GraHOy cap. xii. Voy. ci-dessus, Hv. î, cap. V, \\\, De ta Liberté et de la Grâce,

Augustin ne professe-t^l pas encore notamment dans ce même traité, lequel exprime par la date (426 ou 427) sa dernière pensée, « que lorsque Dieu veut sauver un homme, aucun arbitre humain ne lui résiste '; qu'il fait même des volontés mômes des hommes, ce qu'il veut, lorsqu'il le veut ; « quandoquidem ettam de ipsis hominum voluntatibus^ quod vult^ cum vult^ facit ^ » qu'il opère, même dans ses saints mêmes, le vouloir ain satictis suis etianij operatur et telle *. »

Comment admettre, après cela, que la grâce ne soit pas contraignante? Ou que devient un libre arbitre qui de soi est incapable de se tourner au bien non plus que de se délourner du bien ou d'y persister; de commencer non plus que d'achever aucun bien?

Et cependant, Augustin se persuade et voudrait nous persuader que, dans ces termes mêmes, nous sommes libres.

Démontrons par quelques réflexions précises combien ici révêque d'Hippone a faussé l'idée du libre arbitre, compromettant du même coup la notion de la grâce qu'il défend et la notion de Dieu, qu^il s'applique à exalter.

Effectivement , Augustin a beau répéter sur tous les

1 . De Correptione et Gratta Liber unus, cap. xiv. « Cum autem Ao* mines per correptionem in viam justitix teu veniunt, teu revertuntur, quit operatur in cordibus eorum ialutem , niti ille qui quolibet plantante atque rigante , et quolibet in agrit vel arbustulii opérante dat incrementum Veut ; cui volenti talvum facere nuilum hominum reêittit arbi» triumf Sic enim velle seu nolle in volentis aut nolentis ett potestate, ut divinam voluntatem non impediat, née tuperet poteitatem, »

Page 1