‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 513 sur 539 · fd„ ibid,f p. 1154, cap. x · texte numérisé non relu

fd„ ibid,f p. 1154, cap. x

DI LA HOAALI. 391

de ZénoD au nombre des malheurs du genre humain.

Elle D*outrait que les choses dans lesquelles il y t de la grandeur, le mépris des plaisirs et de la douleur.

Elle seule savait faire les citoyens ; elle seule faisait les grands hommes; elle seule faisait les grands empe*reurs

Pendant que les Stoïciens regardaient comme une chose vaine les richesses ^ les grandeurs humaines , la douleur, les chagrins, les plaisirs, ils n'étaient occupés qu*à travailler au bonheur des hommes , à exercer les devoirs de la société ; il semblait qu'ils regardassent cet esprit sacré qu'ils croyaient être en eui-mémes comme une espèce de providence favorable qui veillait sur le genre humain.

Nés pour la société, ils croyaient tous que leur destin était de travailler pour elle : d'autant moins à charge que leurs récompenses étaient toutes dans eux-mêmes; qu'heureux par leur philosophie seule, il semblait que le seul bonheur des autres pût augmenter le leur '. »

Rabattons de ces éloges, j'y consens. Surtout ^ n'étendons pas à toutes les parties de la doctrine des Stol* ciens l'estime que l'auteur de Y Esprit des Lais professe pour leur monde. N'est^il pas certain, cependant, que cette morale, toute fragile qu'en soit la base, comprend de nobles parties, et qu'elle a eu asses de force, malgré des infirmités irréparables, pour susciter d'héroïques vertus?

« Épictète , écrit de son côté Pascal , Épictète est un des philosophes du monde qui ait le mieux connu les devoirs de l'homme. 11 veut, avant toutes choses» qu'il

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