‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 521 sur 539 · Eiprit det toit, Uv. XXIV, chap. ii · texte numérisé non relu

Eiprit det toit, Uv. XXIV, chap. ii

qu'Augustin confine les hommes. Le Christianisme, rompant ces barrières, avait peut-être affaibli l'idée, du reste chancelante, de patriotisme ; mais il y avait ajouté ou du moins il avait développé et rendu féconde l'idée d'humanité. Apôtre de cette large et bienfaisante doctrine^ Augustin professe qu'entre tous les hommes existe une indissoluble communauté, laquelle résulte de leur raison qui est la même, comme elle se fonde sur leur commune origine et leur commune fin. De là cette maxime libérale, que tout homme, même non chrétien, est pour un autre homme son prochain. Toutes les so* ciétés humaines se ramènent ainsi à une société unique, la société du genre humain, et Dieu qui en est le principe, en reste en même temps le lien le plus sûr. A cette politique, si mêlée de vrai et de faux, se rattache d'une manière étroite, déparée par des vices analogues, mais animée du même souffle moral, la philosophie de l'histoire qu'a conçue saint Augustin.

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