‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 530 sur 539 · De Officiii Miniêtrorum, cap. ixiv · texte numérisé non relu

De Officiii Miniêtrorum, cap. ixiv

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en la sàuctifiaDt, et, après les martyrs, ils assignèrent aux vierges le second rang. La virginité devint l'objet préféré de leurs éloges, et, Texaltant sans condamner le mariage, ils la représentèrent comme la condition éminente et parfaite. Saint Cypricn appelle les vierges a les fleurs odoriférantes de TÉglise, le chef-d'œuvre de la grâce, rornement de la nature; Timage de Dieu où se réfléchit la sainteté de Notre-Seigneur; la portion la plus illustre du troupeau de Jésus-Christ, qui ont commencé d'être sur la terre ce que nous serons un jour dans le ciel ^ » — a Une vierge, dit saint Ambroise, est le don du ciel et la joie de ses proches : elle exerce dans la maison paternelle le sacerdoce de la chasteté ; c'est une victime qui s'immole chaque jour pour sa mère^» Mais ce n'était pas assez de préconiser la virginité. Les Pères s'occupaient encore de réprimer les excès du luxe, les prodigalités extravagantes, les recherches de la concupiscence, opposant à la licence la modestie, et la pudeur au goût criminel de paraître. Delà, d*ardentes et pieuses invectives. « On voit, dit Tertullien, des voiles qui coûtent jusqu'à vingt-cinq mille écus d'or; on voit la valeur de forêts et d'Iles entières sur une tétc de femme ; on voit pendre à des oreilles de femme des revenus immenses^ on voit enfin des doigts de femme porter chacun la valeur de plusieurs sacs d'or', i» Saint Jérôme, de son côté, s'indigne contre ces femmes « qui emploient tous leurs soins et toute leur application à se farder, qui, semblables à des idoles, paraissent aux

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