Du Contrat Social, Uv. IV, cliap. vin
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que leur imposait la eonstitutioD d partirent jamais oon plus des droit leur conscieoee. a Je ne suis point reur, écrivait Tertullieo. Je n'ai q Dieu tout-puissant et étemel , qui < César'.» Et sans doute, à y réfl^ cette déclaration , en elle-même si i et si digne, un cri de rébellion. C portions d'un nom humain ce non lissait, comme le tonnerre, des bor de l'Euphrate , des forêts de la Get de la Judée, n'élail-ce pas grandem lige de César, et, avec son prestij proclamer qu'il Fallait rendre à Ces et à Dieu ce qui est à Dieu , n*ét termes mêmes d'une soumission tocratifl inique de César, pour assu time de la conscience et de Dieu ? 1 tant leur force menacée par lajustic la justice leur force ; ils ordonner Les Pères, de leur c6té, ne voulai par la force la justice, endurèn K Ab I s'il nous était permis da r mal, disait TertuUien, une seule D beaux suniraient à notre vengea mes que d'hier, et nous remptiss vos Iles, vos forteresses, vos canif tribus, vos décuries, vos conseils, Forum ; nous ne vous laissons qu*
empereurs n*éiaient pas capables de résister à cette irrésistible pression du nombre et de la patience. Peu à peU) soit conviction, soit calcul, abandonnant le paganisme avUi malgré eux, ils se rallièrent au Christianisme malgré eux affermi, et, dans les premières années du quatrième siècle, Lactance pouvait terminer par ces remarquables paroles ses Institutions Divines, dédiées à Constantin : k Grâce à la sagesse de vos lois , nous ne sommes plus réputés des malfaiteurs et des impies pour adorer le vrai Dieu... L*on ne nous condamne plus comme des hommes souillés de crimes, nous qui redoutons jusqu*à l'ombre du crime. )> Il y a plus ; après avoir été combattu à outrance comme un mortel danger pour Tempire, le Christianisme fut considéré finalement comme Tindispensable support de tout l'édifice social. Et même, devenus maîtres de la force qui les avait opprimés, les chrétiens, à leur tour, ne répudièrent pas toujours le rôle d'oppresseurs.
D'un autre côté, comme il avait fait la force, le Christianisme tourna la science païenne à son avantage , s'appropriant à la fois et les idées et le langage de l'antiquité païenne. C'est ainsi qu'Athénagore à Alexandrie, saint Justin à Home , Origène à Césarée , fondent des écoles ou instituts, où ils s]appUquent à établir la conformité du dogme et de l'ancienne philosophie. D'une manière générale, tandis que le Stoïcisme rebute les esprits pensants par le panthéisme qu'il entraîne après soi ; tandis que la doctrine de l'éternité du monde les éloigne du Péripatétisme , les Pères les gagnent aux dogmes nouveaux en leur découvrant les rapports de la philosophie platonicienne ou plutôt^hilonienne avec le
iU CORCLUSIOM.
Mosaisme. Et la langue du Logos i à leur dessein. Car l'hébreu était i vre, trop chargée d'images, ti-op a liberté et sûreté aux formules d':
selle. Cerlaincmcnt donc , Soutcr et au parti pris, lorsqu'il ne voit ( qu'un Platonisme dénaturé^. Mai:
ment eu affirmant que « dans let l'Église, la philosophie platouicieni dans les écoles cbréUenoes *. » 1 traire, se tient dans la vérité, quai un fait historique que les docteui zième et du treizième siècles se t
.1. Cr. Uarder, Ut la Poùit dtt Bibrau lonili, p. II. H, l" parlie, I" diftloguc, < Que l'iiliome des Hébreux eiI ImptrriiH nom» el dam Iri rapport! que In choiri or liluile, quel vigne daoi let lemp* de* verbei Mit juuali au Juile l'il ut queilloii de U ve p«ué ou d'un avenir Je mille «oiI Le* adjM peindre avec quelque énerglB, manqueut p remplaçai par un mlifrable rapi^fage de n mendié* de lou« rttit. L« tlgnlflcallon di rore^e, eooiuia lei J£rl>é>; lutti celle l*n chriaes épQUcaotablei , en tmase* oulréo* entre Ict Idéci lei plui oppcufct. Son parail
une éternelle tautologie > EimpRaoH.
Mur abainil ne doit pa« (router la langue h ta roruie agliunte la rend plui hvorabla i erle : te vii, Je oie meus , j'a^li ! h n'ai pi alittrall, par le |ililliHO|ilie [iraronil, inaii pt Je convleni au poêle, car Js «uli la poéalel
!. le Ptalo»iime dévoilé , de.
i. Dffenit dtt Firti'atciaia de Platonii.
CONCLL'SION. 445
philosophes, à Técole d*Aristote, et ceux des premiers siècles à celle de Pkiton '. »
Ce D'est pas que ce travail d'éclectisme s'accomplit sans péril. Pendant que l'on cherchait à concilier avec TËvangile le Péripatétisme , et surtout le Platonisme , afin d'en attirer à soi les adeptes, il était nécessaire qu'une sévère vigilance préservât la religion nouvelle de toute altération et la défendu notamment contre les envahissements ouverts ou secrets de l'Orientalisme, c'est-à-dire du Manichéisme et du Goosticisme. En effet , la science profane que le Christianisme prenait à tâche de s'assimiler, ne cessait de fournir à Thérésie ses prétextes, ses faux-fuyants et ses formules. Tertullien affirme « qu'il n'y a point d'hérésie qui ne doive son origine à la philosophie ^.d Et ailleurs, il appelle les philosophes a patriarches des hérétiques'. » Or, (le tous les fléaux qui s'amassaient contre la foi, Thérésic était de beaucoup le plus perfide et le plus funeste; et de toutes les calamités que les Pères eurent h ropousser, ce fut celle, à coup sûr, qui exigea d'eux le plus de fermeté, de savoir et d'inébranlable consistance. « Je frémis , s'écrie quelque part Bossuet , je sèche , Seigneur; je suis saisi de frayeur et d'étonnement ; mon cœur se pâme, se flétrit, quand je vous vois en butte aux contradictions, non-seulement des infidèles, mais encore de ceux qui se disent vos disciples, d Et, en effet, comment ne pas être frappé de stupeur, épouvanté , quand on considère par quelles infatigables manœuvres, quels replis tortueux, quelles attaques sans