DeCivitate Dei, lib. XI, cap. xxvi
2. et, De Trinitate tWb, X, cap. x ; DeLibero ÀrhitriOy lib. Il, cap. m. j. Soliloqmiomm lib. Il, cap. i.
vérité ne lui est point étrangère. Qu'importent effectivement les déceptions qui viennent de l'apparence ? Toutes les incertitudes des phénomènes ne sauraient prévaloir contre la certitude de la conscience. L'esprit humain est fait pour la vérité ; il la connaît. On aurait tort d'opposer à la science les manquements de la science. De ce qu'on ne sait pas tout, il ne s'ensuit pas que Ton ne sache rien, et de ce que Ton sait quelque chose, il ne s'ensuit pas que Ton sache tout *.
C'est en vain aussi qu'on argumenterait contre la certitude de la connaissance, de ces états particuliers de l'àme qui se nomment le sommeil ou la folie, ou encore de ce qu'on appelle les erreurs des sens.
11 y a des propositions qui s'imposent en tout cas à l'intelligence et des alternatives qu'elle ne saurait décliner. Ainsi, que la masse des corps, que la machine même qui nous contient, soit une ou ne soit pas une, c'est ce qui ne saurait être faux; que nous dormions, que nous soyons en délire, que nous soyons sains ou éveillés*. Aussi bien, à y réfléchir, les erreurs qui se produisent en nous pendant le sommeil ou dans la folie, se rapportent uniquement aux perceptions sensibles. Car que trois fois trois fassent neuf, qu'il y ait un carré de nombres intelligibles , c'est ce qui est nécessairement vrai, alors même qu'on supposerait le genre humain tout entier plongé dans l'assoupissement '.
Il y a plus; on peut faire valoir en faveur des sens des considérations auxquelles les Académiciens n'ont