‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 60 sur 539 · De MaijislrOf cap. ii · texte numérisé non relu

De MaijislrOf cap. ii

?. Ibhl, pap, XIV.

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se trompe, ce n'est point la mérité consultée qu'il faut accuser de cette erreur, non plus que nous n'imputons pas à la lumière matérielle les erreurs où nous tombons en nous servant des yeux du corps'. » C'est là, en nous-mêmes, dans le secret de notre être, que retentit sans bruit cette parole que toutes les intelligences comprennent, qui n'est d'aucun pays et qui est de tout pays, ni grecque, ni latine, ni hébraïque, ni barbare, et qui est à l'&me ce qu'est le \isage au corps ^. Et cette parole, encore un coup, n'est que le signe, la manifestation de la vérité, qui elle-même n'est ni hébraïque, ni grecque, ni latine, ni barbare *. Cette vérité consiste foncièrement dans les idées, ou plutôt, elle est ces idées mêmes.

11 ne faut pas d'ailleurs confondre le spirituel et le rationnel, les simples conceptions et les idées. Que sont, après tout, les simples conceptions? Des modalités qui nous sont propres. Il n'en est pas ainsi des idées. Elles sont immuables, éternelles, universelles. Tandis que les hommes se divisent par l'opinion, les idées les rapprochent et leur sont un indissoluble lien. Elles fondent ce bien commun qu'on appelle la science. De même qu'elles préexistent au monde, elles subsisteraient alors même que le monde serait détruit \ « Comment nier,

1. De Magistro, cap. xi. Cf. Ibid, cap. x. « Uxc tria ui invenireniur laboratnm est : ulrtim nihil sine signis postit doceri ; utrum sint quœdam signa rebiu quas significant prxferenda ; et utrum melior quam signa sU rerum ipta cognilio, >

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