‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 61 sur 539 · Confessionum lib. XI, cap. iir · texte numérisé non relu

Confessionum lib. XI, cap. iir

4. Contra Àcademicos.Wb. Ul^cap.xiii. De dirersis (Ju;rst. LW\\\\ f quipsi. IX. Sofjl, llb, 11, cap, ii.

par conséquent, qu'il y ait une vérité immuable, laquelle contienne toutes les vérités qui sont immuables? C'est de cette vérité que vous ne pouvez dire qu'elle soit vôtre ni qu'elle soit mienne, ni qu'elle appartienne à quelque homme que ce soit; car elle appartient à tous ceux qui aperçoivent les vérités immuables. C'est, d*une manière prodigieuse, une lumière à la fois secrète et publique, qui s'offre d'elle-même et se communique à tous ceux qui la cherchent. Comment, dès lors, attribuer en propre à quelqu'un ce qui est commun à tqus ceux qui font usage de leur raison ^? » « Vous êtes partout, ô vérité, vous régnez sur tous ceux qui vous consultent, et vous répondez en inéme temps aux questions diverses de tous ceux qui vous interrogent. Vous leur répondez clairement ; mais tous n'entendent pas clairement. Tous vous consultent sur ce quMls veulent savoir; mais tous n'entendent pas toujours ce qu'ils veulent. Le meilleur de vos serviteurs est celui qui ne cherche pas à entendre de vous ce qu'il désire ; mais qui désire précisément ce qu'il a entendu de vous^. n

Effectivement, ces idées supposent une intelligence. Et si c'est dans son esprit que l'homme perçoit ces idées, ce n'est pas néanmoins l'esprit de l'homme qui peut en être le sujet. Car ces idées ne changent pas, à l'ei)contre de l'esprit humain, qui, de sa nature, est changeant. Où trouver donc le sujet de ces idées? Où le trouver, sinon en Dieu ?

« On dit que Platon est le premier qui se soit servi

1. De Libero Arbitrio^ lib. Il, cap. xii. Cf, De CivUale Dci, llb. X,

C«ip. II.

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