ConfessionnmMh, X, c<ip. xxv
du mot idée. Mais si avant lui le mot n'existait pas, il y avait la chose et la chose était entendue.... Les idées sont les formes premières et comme les raisons permanentes et immuables des choses ; lesquelles elles-mêmes n'ont pas été formées, mais étemelles et sans changement sont contenues dans la divine intelligence. Tandis qu'elles ne naissent ni ne meurent, c'est d'après elles que se forme tout ce qui peut nattre et mourir, tout ce qui natt et meurt. Nulle autre âme ne peut les contempler que l'àme raisonnable, et lorsqu'elle les contemple, c'est par la partie haute d'elle-même, par l'esprit et par la raison, comme d'une vue tout intérieure et d'un regard purement intelligible.... Toutes choses opt été créées d'après ces idées. Or oii faut-il penser que sont ces idées, si ce n'est dans l'intelligence même du Créateur? Dieu, en effet, en créant le monde, ne considérait point quelque exemplaire placé hors de lui-même^ afin d'y conformer son ouvrage : une telle opinion serait sacrilège. Que si la divine intelligence comprend ces raisons de toutes les choses créées; comme dans la divine intelligence il ne peut rien y avoir que d'éternel et d'immuable, ces raisons formelles des choses que Platon appelle idées ne sont pas seulement des idées, mais elles sont la vérité même, parce qu'elles subsistent éternelles et immuables et que par leur participation existe tout ce qui est, de quelle manière qu'il soit '. »
Dieu est donc la raison des idées. En Dieu sont les universaux. « Car Dieu n'a rien fait sans connaissance, ce qu'on ne dirait pas même avec justice du moindre