‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 67 sur 539 · Coufcsnonum lib. l,cap. vi · texte numérisé non relu

Coufcsnonum lib. l,cap. vi

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grossière qui consisterait à identifier avec rinteliigence divine où subsistent les idées, Tintelligence humaine qui perçoit en Dieu ces idées.

Sans doute, il peut y avoir des degrés dans cette vision par laquelle les idées nous sont connues. Mais révéque d'Hippone ne veut s'arrêter ni à les énumérer, ni à les définir. C'est un soin qu'il laisse à d'autres ^ Pour lui, ce qui lui importe, c'est de distinguer l'acte de l'esprit qui voit, de la lumière à l'aide de laquelle il voit. « Autre chose sont les idées, lumière de l'esprit qui voit, autre chose est cette lumière même qui éclaire l'esprit, de telle sorte qu'il aperçoive soit en lui-même, soit dans cette lumière toutes les choses qu'il comprend en vérité. Cette lumière effectivement est Dieu lui-même, et l'esprit qui reçoit celte lumière est une créature. Raisonnable et intelligente, faite à l'image du créateur, l'intelligence humaine palpite de faiblesse, lorsqu'elle s'ef* force de contempler la lumièreincréée, et sent ses forces défaillir. C'est de là néanmoins qu'elle entend tout ce qu'elle est capable de concevoir. Lors donc qu'elle est ravie vers ce foyer de lumière et que s'arrachant aux suggestions du corps, sans franchir les espaces, mais par lemouvementquiluiestpropre,ellese met en présence de cette divine clarté, c'est encore au-dessus d'elle qu'elle aperçoit la lumière à l'aide de laquelle elle voit en ellemême tout ce qu'elle y voit d'intelligible^. )> Et ce qui est vrai de l'intelligence humaine est vrai de toute intelligence créée. Ainsi, « toutes les merveilles de la

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