‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 73 sur 539 · Rriract, lib. I, cap. m · texte numérisé non relu

Rriract, lib. I, cap. m

nous nous élevons jusqu^à la vérité suprême, laquelle découvre à ceux qui laimenl sa face vivifiante '•

Telle est la puissance qu'Augustin attribue à la connaissance des nombres, qu'il estime qu'elle est, avec une dialectique bien conduite, la condition indispensable de la connaissance de Dieu et de la connaissance de TAoïe; c'est-à-dire, en un seul mot, qu'il la juge nécessaire à la solution de tous les problèmes qu'agite la philosophie. « Comment Dieu n'est-il point l'auteur du mal, comment est-il tout-puissant, et comment néanmoins ee produisent tant de maux ; quelle fin s'est proposée en créant le monde, celui qui n'en avait pas besoin ; le mal a-l-il toujours été, ou a-t-il commencé avec le temps; s'il a toujours été, a-t-il dépendu de Dieu ; s'il a toujours été, ce monde aussi a-t-il toujours été où ce mal dominerait conformément à l'ordre divin ; si ce monde a commencé à cHre, comment, avant qu'il fût, le mal était-il contenu par la puissance de Dieu ; quel beswi y avait-il de créer un monde où serait compris, pour la punition des âmes, ce mal que déjà maîtrisait la puissance de Dieu ; s'il y a eu un temps où le mal n'était pas sous la puissance de Dieu, que s'est-il subitement passé» qui ne se fût pas encore accompli dans l'éternité qui avait précédé*. ..? Nul ne doit aspirer à la connaissance de ces choses, s'il n'est comme muni de la double science d'une dialectique sûre, et de la puissance des nombres. Si l'on trouve que c'est là beaucoup, que Ton s'applique à connaître parfaitement ou les nomlures seuls, ou la dialectique seule. Que si cela parait encore

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