DIC8 NOMBRES
excessif, qu on se coniente de savoir parfaitement ce que c'est que Tunité dans les nombres et quelle est sa puissance, non pas même relativement à la loi souveraine età Tordre suprême de toutes choses, mais dans nos sentiments et nos actions les plus ordinaires de chaque jour. Iii philosophie elle-même ne se propose pas d autre obj#t* Toutes ses recherches se réduisent à la science de Tunité, mais à une science beaucoup plus profonde et divine'.» Car toutes les questions qu'elleagitese ramesept à deui : la question de Tàme et la question de Dieu'.
Mais comment expliquer cette puissance des nombFep? Tous les nombres, répond Augustin, procèdent de Tunité et 8*y ramènent. L*unité en est tout à la fois le principe générateur et le lien. Il y a plus; tout ce qui e4, en tant qu'il est, aspire à Tunité de son être. Cette ui9ité effectivement est l'ordre même. L'unité est le principe de l'être.
tt Le nombre commence par l'unité; l'égalité et le rapport en font la beauté, l'ordre en fait le lien. C'est pourquoi, quiconque avoue qu'il n'y a point de nature qui n'aspire à l'unité afin d'être tout ce qu'elle est; qui ue s'efforce autant que possible d'être semblable à ellemême; qui ne garde dans le temps ou daas l'espace Tordre qui lui est propre, ou dans le corps auquel elle est unie l'équilibre qui lui assure son salut; quiconque reconnaît cette vérité doit reconnaître aussi que toutes choses, quelles qu'elles soient, ont été faites et formées,