‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 75 sur 539 · De Ordine, lib. H, cap. xvii-xviii · texte numérisé non relu

De Ordine, lib. H, cap. xvii-xviii

2. Ibid.f lib. U, cap. xvill. « Philosophiir duplex qu<p.$tio est : unn de "wiiHfl, altéra de Deo. » Voy. ci-degsu8, ch. I, I. De la philosophie en général.

en tant qu'elles sont, par un principe unique, principe d'égalité et de proportion , trésor d'harmonie, lequel consiste dans cette bonté même qui unit entre eux comme d'un irrésistible amour l'un et l'un de l'un ^ »

Or, où découvrir cette unité, qui engendre les nombres? Sera-ce dans les corps? Mais qui ne sait que l'unité des corps n'est qu'une fausse unité, tronquée, mensongère, une grossière imitation d'unité?

(c Tout corps est vraiment corps, c'est-à-diret une fausse unité. En effet il n'est pas rigoureusement uo, ni même une imitation de l'un qui supplée l'un ; pour» tant il ne serait pas même corps, s'il n'était une façon d'unité. Et il ne pourrait être cette unité factice, s'il ne la tenait de celui qui est souverainement un ^. »

Il n'y a dans les corps qu'un vestige d'unité. C'est dans l'àme que se doit chercher la conception d'unité.

« Cette harmonie qui, dans les nombres sensibles, ne se retrouve pas certaine et constante, mais dont nous reconnaissons ici-bas comme l'image et l'écho fugitif, ne serait pas désirée par l'àme, si la notion n'en existait quelque part. Or, ce n'est pas dans un point de l'espace et du temps ; l'espace est inégal et le temps passager. Où donc la placer? Ce n'est pas dans les formes corporelles dont, à la seule vue, il est impossible d'affirmer l'exacte proportion. Ce n'est pas dans les divisions du temps ; nous ignorons si elles sont plus étendues ou plus courtes qu'il ne faudrait. Où se trouve donc cette harmonie que nous souhaitons dans la forme

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