‹ La philosophie de Taine: essai critiqueChapitre 121 sur 181 · Vie, Tome II, p · texte numérisé non relu

Vie, Tome II, p

2. Ibidem, Tome I, p. 101. — Hist. Lilt. Angl., T. III, p. 102. — Tome IV, p. 460.

guère qtie dans les livres et ne peut guère être que là ^ ».

N amplifiez donc pias trop votre bagage de maximes morales, ne vous surchargez pas d obligations et de devoirs ; une morale exigeante finit par rétrécir l'esprit ^. D'ailleurs la morale ne met pas d'obstacle au libre jeu des instincts spontanés ; aussi bien l'expérience et l'histoire nous ^rpprennent-elles que tous nos actes sont déterminés par la prédominance de leur forc^ respective ; dès lors la morale scientifique et historique peut affirmer que la vertu est un fruit de l'instinct libre ^. De cette façon, les préceptes de la morale ne risquent guère de pousser l'homme vers un état antinaturel, puisque le premier de tous ces préceptes le ramène à la connaissance des lois de la nature.

Cette même connaissance conditionne VoU^ tention du bonheur auquel l'homme peut prétendre. Et ici, il faut savoir regarder la vie bien en face, renoncer aux illusions et aux chimères: « le parfait répugne à la vie * ». Il faut donc

1. La Rocheioucauld. Maximes morales. Revue de l'Instruction PUBupuE, 19 avril 1855.

2. Hisi, Litt. Angl, T. IV, pp. 118-119: Les Philosophes classiques, pp. 280-282.

3. Derniers essais de critique. Sainte-Odile et Iphigénie en Tauride, p. 88.

Page 1