‹ La philosophie de Taine: essai critiqueChapitre 122 sur 181 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

Ibidem, p

savoir limiter ses aspirations et refréner ses désirs, (c Cette humanité dont nous sommes les fils et qui vit en chacun de nous est une Niobé dont les enfants tombent incessamment sous les flèches des archers invisibles ; les fils et \e$ filles blessés s'abattent et palpitent ; les plus jeunes cachent leur tête dans la robe de leur mère ; Tune, encore vivante, lève des bras inutiles vers les meurtriers célestes. Elle, froide et raidie, se redresse sans espérance et, élevée un instant au-dessus des sentiments humaine, elle aperçoit avec admiration et avec horreur le nimbe éblouissant et funéraire, les bras tendus, les flèches inévitables, l'implacable sérénité des dieux ^ ».

Nous ne sommes pas les artisans de notre destinée, mais le jouet de lois nécessaires et inéluctables qui nous poussent et nous maîtrisent. Sachons nous dire que nos aspirations sont vaines et nos inquiétudes superflues. « Pour être à peu près heureux, il faut subir le mal quand il vient, comme un orage, puis penser à autre chose ^. »

La révolte nous rendrait plus malheureux encore ; le but vers lequel nous devons porter

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