‹ La philosophie de Taine: essai critiqueChapitre 123 sur 181 · Derniers Essais de Critique. Gleyre, p · texte numérisé non relu

Derniers Essais de Critique. Gleyre, p

nos efforts c'est le calme ; c'est là Tidéal de la vie ^ Or, on ne peut arriver au calme que par^ la résignation et par la science, La connaissance des lois éternelles, de la hiérarchie des nécessités qui nous écrasent et nous font souffrir, nous fera oublier nos misères et nos peines, parce que alors nous ne verrons plus que le sublime des choses.: « la plainte transformée devient alors un hymne qui roule et résonne, emporté dans un concert de notes triomphantes ^. » Nous ne connaîtrons plus l'indignation et la révolte lorsque nous aurons pénétré le secret de la nature, lorsque nous verrons la nécessité de tout ce qui arrive et de tout ce qui est. Habituons-nous donc à subir convenablement ce qui est nécessaire, puisque nous ne pouvons nous soustraire à la nécessité de souffrir.

« A la longue, les ^ros pieds des éléphants et les incommodités qui s'ensuivent paraîtront dans la règle. Le meilleur fruit de notre science est la résignation froide qui, pacifiant et préparant l'âme, réduit la souffrance à la douleur du corps ^. »

•1. Ilisi. Lin. Angl., T. I, pp. 365. — T. IV, pp. 20-21, 419, 423. — Vie, T. I, pp. 52-53. .

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