Vie, Tome I, pp. 256 — et
C'est à suivre cette morale que rhomme trouvera le seul bonheur possible.
Qu'au nom de la morale, on prétende apprécier les actes de l'homme et sa conduite, rien de plus légitime ; on peut en effet apprécier les effets utiles et nuisibles dune loi, encore qu'on ne puisse s'y soustraire. Mais qu'on prétende, au nom d'une morale condamner ou absoudre, reprocher ou louer les actes de Thomme, c'est aller trop loin. On cède parfois à de pareils emportements ; mais c'est qu'alors « on ne voit plus, dans les vices de l'homme, la nécessité intérieure qui leé rend supportables ^ ».
D'une façon délibérée et réfléchie, nous ne pouvons haïr ou flétrir les criminels, car leurs méfaits sont toujours le résultat d'une tendance prédominante dont la force intrinsèque « annihile l'influence des tendances opposées. Nous réprimandons un coupable, parce que nous ignorons les motifs, les déterminants de son action, et nous le réprimandons d'autant plus que nous les connaissons moins. Mais, considérant