Hisl. JMt. Angl., Tome V, p
3 De l'Inlelligence, Tome II, p. 258.
en général, toutes les sciences qui, comme les mathématiques, traitent du possible et non du réel. Nous formons ces idées, sans examiner s*il y a dans la nature des objets qui leur correspondent, et pour cela nous les construisons ^ » On voit donc l'importance de l'opération abstractive ; Taine y attachait une importance particulière, car c'est par son intervention qu'il prétendait résoudre l'apparente iantinomie qui règne dans sa philosophie. Nous l'avons fait remarquer plus haut : son système est un panthéisme positiviste ; c'est par le positivisme qu'il est arrivé à la métaphysique. Le passage de l'un à l'autre peut s'opérer par la vertu de l'abstraction. Des faits qui remplissent notre expérience, nous pouvons abstraire ou extraire par la pensée les éléments simples qui révèlent l'action des lois ; la connaissance des lois particulières entraînera par le raisonnement la connaissance des lois plus générales, et peut-être un jour celle de la loi suprême, source de tout ce qui est. — M. Lucien Lévy-Bruhl fait très justement remarquer que, par sa théorie de l'abs' traction, Taine a pu concilier ces deux conceptions de Tunivers, en apparence si contradic-