Ibidem, p
foires, la conception empirique, et la conception métaphysique, pour lesquelles il manifestait une égale inclination. Par cette théorie, il réconcilia dans son propre esprit Spinoza et Hume, Hegel et Condillac ^
Après avoir abstrait, il faut définir. Définir,, c'est rechercher dans les objets ou dans les faits,les éléments générateurs de ces objets ou faits. (( La définition est la proposition qui marquedans un objet, la qualité d'où dérivent les autres et qui ne dérive point d'une autre qualité \ »
L'abstraction et la définition sont les antécédents du syllogisme :
(( Le syllogisme ne va pas du particulier au particulier... ni du général au particulier, comme disent les logiciens ordinaires, mais de l'abstrait au concret, c'est-à-dire de la cause à l'effet \ »
Le syllogisme est un ensemble de propositions, c'est-à-dire de <( couples » ; il tend à faire voir, à démontrer, le lien qui rattache ies deux termes d'une proposition. Pour y arriver, il
1. Lucien Lévy-Bruhl, Historié ot Modem Philosophy in Francr p. 425.