Phil. classiques-. Préface, p. x
saire de la nature, et que la pensée est le terme extrême auquel la nature est tout entière suspendue ; si ensuite, isolant les éléments de ces données, il montrait qu'ils doivent se combiner comme ils sont combinés et non autrement ; s'il prouvait enfin qu'il n'y a point d'autres éléments et qu'il ne peut y en avoir d'autres, il aurait esquissé une métaphysique, et touché la source sans être obligé de descendre jusqu'au terme de tous les ruisseaux ^ »
Pour Taine, la métaphysique est donc la recherche des premières causes, c'est-à-dire des lois générales qui, en vertu de leur généralité même, dominent toutes les sciences et ne sont touchées par aucune science particulière : la recherche de ces lois, et ultérieurement de la loi universelle unique dont elles sont les dérivées immédiates, est l'objet propre de la mé* taphysique,
Taine ne s'est jamais livré à la recherche de ces lois primordiales et, dans ce sens, il semble qu'on puisse dire qu'il n'a pas une métaphysique. Mais en affirmant que la métaphysique est possible ^, loin de la bannir du champ du sa-