Vie, J, pp
subsiste, la même conception de l'unité foncière des êtres. Et ici, ce sont des notions plus explicites qu'il en donne ; il nous renseigne sur la nature de ce dieu dont il proclame la puissance infinie et imiverselle. L'Etre absolu est une loij u l'axiome éternel » du philosophe Paul. — Cette loi, considérée simplement comme existante, nous l'appelons Dieu, la Nature ; considérée dans son exercice, dans son développement en lois subordonnées, dans son « retentissement prolongé et ses ondulations inépuisables », nous l'appelons le monde, les êtres qui périssent et les événements qui passent. La Nature est « une pure loi abstraite qui, se développant en lois subordonnées, aboutit sur tous les points de l'étendue et de la durée à l'éclosion incessante des individus et au flux inépuisable des événements ^ ».
Rien n'existe donc qu'une loi, partout présente, partout agissante. A ce titre, et dans son développement en lois subordonnées, on l'appelle cause des êtres ; elle est située, non pas dans une sphère inaccessible et lointaine, mais dans les êtres et les faits eux-mêmes, de sorte que chaque être, chaque événement, manifeste