De rintulligence, Préface, pp. 10 et
sensible et à ce litre il n'est qu'une « apparence ^). Les lois qui président à révolution du monde, seules sont réelles, seules existent ; Taspect particulier sous lequel elles nous apparaissent, dans Vindividualité des êtres qui nous entourent et des phénomènes concrets que nous constatons, est l'œuvre de notre perception sensible ; nous les saisissons dans ces données par un travail d!abstraction *.
L'essence de toute chose est donc une série de lois superposées. Voici sur mon bureau un timbre électrique que je presse du doigt : la résistance que j'éprouve, la rigidité, la sonorité,
^ la couleur que mes sens perçoivent,* la chose avec tous ses caractères qualitatifs et quantitatifs, ne sont que Taspect particulier sous lequel j'aperçois les diverses lois de l'acoustique,
^de l'optique, de la pesanteur et de l'élasticité des corps, et, d'une façon moins apparente, les lois de la conservation de la masse et de l'énergie, la loi de la gravitation universelle, et enfin, sans la connaître, la loi suprême dont toutes celles-ci ne sont que des dérivées subordonnées et le développement prolongé ^.
.1. Vie, II, p. 344. « Le monde, physique n'est qu'une apparence produite par le jeu de notre perception extérieure. »