‹ La philosophie de Taine: essai critiqueChapitre 25 sur 181 · Philosophett classiques, pp · texte numérisé non relu

Philosophett classiques, pp

Les sens et la perception extérieure répugnent à ôter aux choses Inexistence réelle? Mais il en est « de même pour Thypothèse de Copernic ; les sens et la perception extérieure appuient le préjugé de la terre immobile et du soleil en mouvement ^ ».

C'est hardi, c'est téméraire, c'est indémontrable ? Par Texpérience, peut-être ; mais il ne s'agit pas ici d'atteindre la chose en soi — qui en soi est inaccessible, — mais la chose par rapport à l'esprit, aux exigences de l'esprit. Or, « par beaucoup de grands exemples, par toutes les sciences faites ou en train de se faire, il est prouvé que la nature, au moins dans la portion d'elle que nous avons sondée, est construite conformément à cette exigence de l'esprit. L'entreprise en question n'est donc pas absurde, ni même très téméraire ; elle est surtout une recherche de psychologie, une étude de ce que doit être la nature pour satisfaire à notre besoin d'explication, et par suite, de ce que très probablement elle est en lait, puisqu'en fait, au moins en beaucoup de cas, elle y satisfait ^ ».

1. Sur les éléments derniers des choses. Notes philosophiques de Taine, publiées en appendice à l'ouvrage de Barzellotti. La Philosophie de H. Taine, p. 410.

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