‹ La philosophie de Taine: essai critiqueChapitre 26 sur 181 · Ibîd., p · texte numérisé non relu

Ibîd., p

Taîne. 4

C'est donc aux exigences de Tesprit qu'il faut s'en rapporter ; elles nous renseignent sur ce qui est : il n'existe que des choses générales, des lois, lesquelles nous apparaissent comme des choses particulières ; bien plus, il n'existe qu'une pure loi abstraite, qui se manifeste immédiatement, dans son existence même, et progressivement, dans son exercice. Considérée dans sa manifestation immédiate, Taine l'appelle la « quantité pure » ; dans sa manifestation progressive qui constitue le monde et son évolution incessante, il l'appelle la « quantité déterminée » et la « quantité supprimée ^ ».

Lorsqu'on désigne par le mot substancCy la loi suprême, on l'envisage dans sa nature même, et, dire que la substance est <( constituée par une infinité d'attributs ^ », c'est dire que la nature de cette loi est constituée par la série infinie de ses actes finis. Les attributs de la substance ne sont, en effet, que le résultat du jeu des lois divines ® ; l'être absolu, nécessaire, éternel, le Tout infini et parfait, c'est donc une loi, que nous appelons Dieu^ lorsque nous la considérons simplement comme existante, dans

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