Vie, I, p
X Riftt. Utl. Angl., T. V, p. 415.
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duel qui ait Tunité du premier moment et la détermination du second ^ »
Nous avons vu que Tindividualisation des êtres matériels est produite par le jeu de notre perception extérieure qui nous fait percevoir comme des événements particuliers et des êtres individuels, l'exercice des lois générales ; mais grâce à l'abstraction, nous parvenons par la pensée, qui a pour objet le Tout infini, à rétablir l'unité de toute la nature, de sorte que « la nature du moi est d'individualiser l'universel, et d'universaliser l'individuel ^ ». Nous pouvons donc, par la pensée, nous élever jusqu'à ces hauteurs sublimes où nous voyons la vie universelle descendre de sa source en flots inépuisables et féconds. Parvenu à ces sommets, l'esprit humain ploie, « consterné d'admiration et d'horreur ». Et ce qui n'était chez lui que science, devient religion. — Le panthéisme insfiire des hymnes triomphants en même temps que des théories abstraites.
« Le cœur de l'homme n'est point content s'il ne sent la puissance infinie par un attachement intime ; et il n'a que deux voies pour arriver à la sentir. Il faut qu'il l'aperçoive à la