‹ La philosophie de Taine: essai critiqueChapitre 29 sur 181 · Vie, I, pp. 152 et · texte numérisé non relu

Vie, I, pp. 152 et

façon des solitaires et des vrais chrétiens, au dedans de lui-même, dans les secrets mouvements de son être... Ou bien encore il faut qu'il soit païen s'il n'est mystique ; il faut que la religion lui montre Dieu dans la nature, si elle ne le lui montre pas dans Tâme... Aujourd'hui dans cet abatis imiversel des dogmes, parmi l'encombrement des idées entassées par la philosophie, l'histoire et les sciences, parmi les désirs excessifs et les dégoûts prématurés, la paix ne nous revient que par le sentiment des choses divines. Ce grand cœur malheureux de l'homme moderne, tourmenté par le besoin et l'impuissance d'adorer, ne trouve la beauté parfaite et consolante que dans la nature infinie... ; il tend les bras vers elle, et sa vieille âme endolorie par tant d'efforts et d'expériences reprend la santé et lé courage par l'attouchement de la mère qui l'a porté '. »

Mais dans cette religion de la nature, la Foi n'est pas aveugle, l'adoration n'est pas mystique ; son prélude nécessaire est la science qui seule peut apprendre à l'homme ses dogmes et ses dieux. Aussi, « rien d'inquiet ni d'exalté » dans le culte de la Nature ; « tout y est naturel,

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