‹ La philosophie de Taine: essai critiqueChapitre 36 sur 181 · Vie, II. p · texte numérisé non relu

Vie, II. p

élans, des efforts, des impuissances et des victoires, en sorte que notre âme se retrouve en eux sous une autre forme, se contemple dans la plante qui est une puissance, comme elle s'est contemplée dans Tanimal qui est une pensée. , Un moineau alerte qui sautille en dressant sa petite tête hardie, et picote le grain d'un air coquet et délibéré, vous fait penser aux ébats et aux mines d'un gai polisson, indiscret convive, mais espiègle de bonne maison. A présent un bouleau blanchâtre, à l'écorce mince et lisse, qui élève vers le ciel son tronc grêle et ses feuilles frissonnantes, est un être souffrant, délicat et triste que nous aimons et que nous plaignons \ »

La science aboutit à la poésie ; elle engendre une sympathie universelle par la révélation de la communauté de^nature qui unit tous les êtres dans la vaste harmonie du monde. Il n'y a que des forces qui s'expriment et des mouvements qui se perpétuent. — Dès lors, c'est par un artifice de langage que nous parlons de substances, que nous les dotons de propriétés et de qualités. Si nous le faisons, c'est pour grouper

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