La Fontaine et ses Fables, pp
des faits, pour les classer, pour les ranger sous des étiquettes ^
<( Nous croyons qu'il n'y a point de substances, mais seulement des systèmes de faits. Nous regardons Tidée de substance comme une illusion psychologique... Nous pensons qu'il n'y a rien au monde que des faits et des lois, c'està-dire des événements et leurs rapports ^. »
Pour Taine, la substance est donc un reste des entités scolastiques; il faut en bannir la conception grossière, mais on peut en garder le mot, à condition d'en bien préciser le sens. La substance désigne l'ensemble primitif des qualités d'un être ; elle n'est rien en dehors de ces qualités. En somme le mot substance ne désigne que le point de vue auquel on envisage ces qualités. « L'objet avant analyse et division c'est la substance ; le même objet analysé et divisé, ce sont les qualités \ »
Mais n'oublions pas qu'il faut enlever au mot qualité lui-même son vieux sens scolastique. La qualité d'un être c'est un fait simple, concourant avec d'autres faits simples à former un fait plus complexe. Tout être est un ensemble de