Ibidem, p. 453. Noie. — Vie, Tome III, pp
positiviste en psychologie poussait les conclusions jsqu'au seuil de la métaphysique.
La psychologie de Taine cadre donc parfaitement avec le reste du système ; les principes se poursuivent dans une harmonie parfaite. — De même qu'il n'y a rien de réel dans les^ corps que leurs mouvements, « il n'y a rien de réel dans le moi, sauf la file de ses événements ;... ces événements, divers d'aspect, sont les mêmes en nature et se ramènent tous à la sensation ;... la sensation elle-même considérée du dehors, et par ce moyen indirect qu'on appelle la perception extérieure, se réduit à un groupe de mouvements moléculaires ^ ».
L'objet propre de la psychologie est donc la sensation, puisque tous les événements psychologiques s'y réduisent ; et il faut l'étudier dans l'homme, parce que c'est chez lui que nous la trouvons dans son exemplaire le plus qualifié et qu'elle s'y offre aux prises de la méthode introspective.
Le moi sentant n'a d'autre réalité que celle de ses événements ; il n'est pas un principe substantiel dont les sensations seraient l'acte : a la substance spirituelle est un fantôme créé-