‹ La philosophie de Taine: essai critiqueChapitre 67 sur 181 · Dç Vlntelligence, Tome II, p · texte numérisé non relu

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Taine. g

raires ; elles sont tout au plus commodes à litre d'expressions abréviatives et sommaires pour exprimer des états généraux et des effets d'ensemble ^. »

La psychologie humaine ne peut donc avoir d'autre objet que les opérations de l'âme qui sont toute l'âme ; il faut rejeter la conception spiritualiste qui considère ces opérations comme les actes passagers de quelque chose de permanent ; l'âme n'est qu'une série indivisée de phénomènes.

Nous avons vu que tous ces phénomènes se réduisent à la sensation : « les images et les idées n'en sont que les répétitions plus ou moins transformées et déguisées ^. »

Il importe donc de bien définir la sensation et d'en démêler avec précision les caractères essentiels.

« La sensation est ce premier événement intérieur connu sans intermédiaire, accompagné d'images associées qui le situent, excité par un certain état des nerfs et des centres nerveux, état inconnu et qui d'ordinaire est provoqué en nous par le choc des objets extérieurs. »

La sensation est donc un phénomène inter-

h Ibidem, Tome I, pp. 123124.

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