Ibidem, Tome I, p. 16G
ne ; c'est le premier caractère : « la sensation appartient à nous et non à Tobjet », tandis que la propriété perçue, senlie, appartient à l'objet et non à nous \ La sensation est Tinter* médiaire par lequel nous percevons les objets extériei^rs, mais dans la perception extérieure, ce que nous percevons directement, n'est pas l'objet extérieur, mais la sensation quïl fait naître, ou le fantôme-simulacre dont la sensation est le (( premier temps * ». Et de même que la sensation est interne, de même le simulacre qu'elle fait naître est interne ; il reproduit en nous l'objet extérieur. C'est pourquoi nous disons que <( la perception extérieure est une hallucination vraie. A l'occasion d'une sensation naît une idée représentative, ou en d'autres termes, un simulacre que nous prenons pour l'objet, qui, comme l'objet, nous paraît extérieur et réel, dont la naissance coïncide avec la présence d'un objet réel et extérieur ^ ».
Parfois la sensation naît en l'absence d'un objet extérieur ; elle suscite dans ce cas un simulacre qui paraît réel, mais qui n'a pas de correspondant réel en dehors du sujet connais-