‹ La philosophie de Taine: essai critiqueChapitre 8 sur 181 · Gabriel MoDod, op. cit., pp · texte numérisé non relu

Gabriel MoDod, op. cit., pp

:S. Vie, T. I, pp. 124 et srj.

au travail. Aussi Tannée de professorat fut-elle pour lui des plus fructueuses. Ayant été contraint de renoncer à l'agrégation de philosophie, il dut choisir celle des Lettres ; il commença dès lors à rédiger sa thèse sur les fables de La Fontaine.

Son séjour à Nevers ne devait pas durer longtemps ; le 29 mars 1852, il fut désigné pour la suppléance de la chaire de rhétorique au lycée de Poitiers. La mesure traduisait les suspicions qu'on nourrissait en haut lieu contre ses doctrines.

« J'ai remarqué — lui écrivait le ministre de l'Instruction publique, M. Fortoul — que vos leçons philosophiques à Nevers, rappelaient trop les doctrines qui vous ont été reprochées à juste titre dès votre début. Aussi je ne suis pas sans inquiétude sur les résultats de l'épreuve nouvelle à laquelle vous allez être soumis ^. »

Taine supporta vaillamment l'épreuve, consacrant le meilleur de son temps à la rédaction de ses thèses de psychologie qu'il présenta au doctorat en Sorbonne et qui furent refusées.

Les suspicions dont il était l'objet devaient aboutir à de nouvelles mesures de rigueur ; à la

Page 1