‹ La philosophie de Taine: essai critiqueChapitre 86 sur 181 · Amedée de Margerie, op. cit., p · texte numérisé non relu

Amedée de Margerie, op. cit., p

que le second est en quelque sorte contenu dans le premier. Par conséquent nos connaissances ont une valeur absolue et universelle. « Cette conviction réfléchie et motivée de l'accord de la pensée et des choses inspire tout ce chapitre (sur les Idées) et se retrouve dans les suivants. Il n'est plus question de savoir si sa psychologie lui permet des vues si hautes ^. »

Sans se douter de la contradiction dans laquelle il verse, Taine professe un objectivisme confiant. Or, étant donné le point de départ de sa psychologie, il n'était plus recevable à combattre les conclusions du subjectivisme kantien.

Un disciple de Kant, M. Barzellotti, en fait la remarque : aux affirmations de Taine sur la valeur objective de nos idées, « Tempiriste pourrait répliquer, dit-il, que le contenu de ces idées est constitué de résidus de Texpérience déposés dans notre esprit et élaborés par l'abstraction, et Kant pourrait répondre que le caractère d'objectivité exemplaire et d'universalité idéale dans lesquelles consiste leur véritable valeur, n'a aucun équivalent adéquat dans l'expérience, toujours relative, particulière et finie ^ ».

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