XXIV INTRODUCTION
éléments, le premier ilu souille, de la chaleur cl l'air, et l'autre d'un quatrième élément sans no; rendent compte des différents tempéraments, par 1 prédominance de tel ou tel de ces éléments sur les trois autres (1). La vie a ses fonctions, qu'on explique pbysiologiquement. La pensée comprend, outre la sensation et l'imagination, l'anticipation ; r ci n'est que le souvenir d'une sensation ou d'une représentation souvent répétée , donc une simple généralisation. Quant à l'imagination et à la sensation, elles ont une double cause, l'une au dehors, ce sont les images et autres particules (2) ; l'autre en nous-mêmes, ce sont les organes et les pores dont ils sont percés. Telle est même l'importance deces pores et de ces organes, qu'il faut dire : les yeux voient, et non : l'âme voit par [es yeux ; les oreilles entendent, et non : l'Ame entend par les oreilles, etc. (3). On n'est pas plus physiologiste, ni, quant à ce dernier point, plus aveuglément.
Epicure s'est-il préoccupé de l'homme malade? Il est difficile de ne pas le croire, quand on songe qu'il a été malade toute sa vie, à ce point qu'un de ses disciples a pu écrire un traité De. la langueur d'Epîcure. (4). Ajoutez qu'il lui arrive d'attester la maladie, pour prouver soit !a matérialité (5), soit la mortalité de l'âme (6). Souvenez-vous enfin que Diogéne Laerce lui attribue positivement un traité Des maladies ,
|1| Lucrèce. De nal. rerum, III, p. '232-325
(2) Voir Des thèor. de l'entend, hum., p. 387-401.
1,3) Lucl-., De nal. rerum, 111, 3-25-370.
(4) MétrodOl'C, TCîot -i; 'Y.v.'.y-vjrMj ipfwo-rix;.
(5) Lucr., De nal. rerum, 460-474.
(6) M., Ibid., 5011-51!'.